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SEXE & SCIENCE




Les enfants nés d’un don de gamètes pourront connaître leurs origines


Rendu public mardi 31 août, le projet de loi de bioéthique prévoit une mini-révolution : la possible levée de l’anonymat en cas de don de sperme ou d’ovule. Une mesure loin de faire l’unanimité, même chez les enfants concernés

«Un vrai pas en avant » : c’est ainsi que Pauline Tiberghien, présidente de l’association Procréation médicalement anonyme (PMA), a salué la nouvelle. Rendu public mardi 31 août, après un long travail parlementaire, des états généraux et d’ultimes arbitrages, le projet de loi de bioéthique bouleverse l’un des points clés du système français en prévoyant une possible levée de l’anonymat en cas de don de gamètes.

Autrement dit, tout enfant né à la suite d’un don de sperme ou d’ovocyte (un peu plus de 1 000 chaque année) pourra désormais, à sa majorité, demander à connaître l’identité du donneur ou de la donneuse ; elle lui sera communiquée si les intéressés sont d’accord.

La quête des origines génétiques

Il s’agit d’une véritable rupture, puisque les premières lois de bioéthique, en 1994, avaient fait de l’anonymat et de la gratuité des piliers. « Les pouvoirs publics ont pris conscience de la souffrance de nombreux enfants nés d’un don, qui, jusqu’ici, avaient l’impression de vivre sur des sables mouvants, souligne la présidente de l’association PMA, une structure militante qui se bat pour l’accès aux origines. Pour certains, il est difficile de devenir parents eux-mêmes, parce qu’ils ont l’impression de transmettre du vide, en dépit de tout l’amour de leurs parents. »

Donneuse d’ovocytes il y a peu, Karine comprend cette quête des origines génétiques. « Les enfants nés d’un don doivent sûrement se demander à qui ils ressemblent, pourquoi ils ont tel caractère… » Pour son « bien-être psychologique », cette trentenaire assure qu’elle accepterait de rencontrer l’enfant, si celui-ci le demandait. « À condition, bien sûr, que ce soit encadré : je ne voudrais pas qu’il frappe un jour à ma porte sans prévenir ! », précise cette directrice de centre de loisirs. Elle imagine une rencontre dans un lieu neutre, « en milieu hospitalier, par exemple ».

À en croire les professionnels des Cecos, les centres qui reçoivent les donneurs et recueillent les gamètes, le point de vue de Karine n’est pas représentatif. « La grande majorité ne veut pas d’une levée de l’anonymat », assure Jean-Loup Clément, psychologue au Cecos de Lyon pendant trente ans.

« Le risque d’une confusion des genres entre père et géniteur »
À l’instar de Pierre, 57 ans, qui, dans sa jeunesse, a donné son sperme pour venir en aide à un couple d’amis, dans le cadre d’un « don croisé (1) ». « Lever l’anonymat, c’est prendre le risque d’une confusion des genres entre père et géniteur ; or, donner ses gamètes, cela n’a rien à voir avec le choix d’être père ! », explique ce Parisien, par ailleurs père de cinq enfants.

Pour répondre aux interrogations de l’enfant, il imagine plutôt laisser « une lettre pour qu’il sache d’où il vient, dans quelle lignée il s’inscrit, s’il est charentais ou normand, si ses grands-parents étaient paysans ou mineurs… mais c’est tout. Car le don, cela ne va pas au-delà d’une affaire génétique », insiste-t-il.

Le psychologue Jean-Loup Clément fait la même analyse. « C’est grave de lever l’anonymat, estime-t-il, surtout au bout de dix-huit ans ! Cela signifie que vous laissez l’enfant vivre des années avec l’idée qu’il va trouver un tiers, c’est laisser planer un fantôme… » Loin de l’aider à se construire, le psychologue redoute plutôt que « cela lui complique la vie et le fasse souffrir », d’autant que le donneur peut refuser de se faire connaître.

Il évoque aussi la situation des parents : « Comment voulez-vous élever sereinement un enfant quand un tiers peut faire irruption à sa majorité ? » Dans ces conditions, il s’étonne du choix du gouvernement qui, sur ce point précis, n’a pas suivi les recommandations de la mission d’information parlementaire.

« Ce n’est même pas une demande des premiers intéressés ! », assure Jean-Loup Clément, auteur d’une enquête approfondie auprès d’enfants nés par IAD (insémination artificielle avec donneur), publiée dans un livre (2). À l’entendre, au-delà d’une poignée de militants désireux de rencontrer leur « géniteur », ces enfants ne le souhaitent pas.

50 000 enfants du don en France

C’est en tout cas la position de Christophe Masle, né il y a vingt-trois ans grâce à un don de sperme, qui a fondé une association pour informer et soutenir les familles concernées (3). « L’association ne prend pas partie, mais, à titre personnel, je suis pour l’anonymat, précise cet étudiant en droit. Je suis convaincu qu’il est plus facile de se construire avec les personnes qui sont là, un père, une mère, un modèle, sans un tiers auquel on donnerait une place ambiguë. »

Autour de lui, parmi les enfants nés d’un don devenus adultes, il ne sent d’ailleurs pas cette revendication. « On se pose beaucoup de questions, c’est sûr, mais rarement celle de l’identité du donneur », poursuit Christophe Masle. À ses yeux, le véritable enjeu n’est pas là.

« Ce qui compte, pour le bien-être des enfants, c’est la manière dont il va apprendre son mode de conception. » Rien de pire, selon l’étudiant, que d’apprendre la nouvelle à l’occasion d’un divorce, d’un décès, ou encore de manière très tardive, avec le sentiment d’avoir été trompé. « C’est souvent là, d’ailleurs, qu’émerge le désir de connaître le donneur, un “parent” qu’on idéalise ou de substitution », note Christophe Masle.

Lui milite pour un accompagnement des couples qui s’engagent dans l’assistance médicale à la procréation pour éviter, notamment, le secret autour de la conception. « Mes parents ont été bien conseillés, ils ne m’ont jamais caché la vérité et j’ai pu discuter du don quand j’ai eu l’âge de comprendre. Aujourd’hui, je vis bien avec une part de fantasme et surtout l’idée qu’une personne, un jour, a fait un geste généreux et désintéressé qui m’a permis de naître. » À l’image, assure-t-il, de la majorité des quelque 50 000 enfants du don en France.
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Sexualité des adolescents: Plaidoyer pour des cours d'éducation sexuelle


Devant la hausse des infections sexuellement
transmissibles et des grossesses à l'adolescence, une coalition
demande au gouvernement Charest de remettre les cours d'éducation
sexuelle au programme scolaire.

Des intervenants des milieux de l'éducation et de la santé demandent à
la nouvelle ministre québécoise de l'Éducation, Line Beauchamp, de
remettre les cours d'éducation sexuelle au programme scolaire.

Ils arguent que la réapparition des infections sexuellement
transmissibles (ITS) et le nombre grandissant de grossesses non
désirées chez les adolescentes constituent de véritables problèmes de
santé publique. Selon eux, la disparition du programme d'éducation
sexuelle, en 2001, explique en partie le phénomène.

Selon le Dr Réjean Thomas, les comportements sexuels des jeunes ont
changé dans la dernière décennie. L'usage du condom n'est plus
valorisé et les jeunes ne sont plus gênés d'avouer qu'ils ont eu des
rapports sexuels non protégés. C'était tout le contraire il y a dix
ans, rappelle-t-il.

Citant des chiffres du ministère de la Santé et des Services sociaux,
la présidente de la Fédération des femmes du Québec, Alexa Conradi,
fait remarquer que, pour la période 2004-2008, il y a cinq fois plus
de cas de gonorrhées chez les femmes, particulièrement chez celles
âgées entre 15 et 24 ans.

Selon Mme Conradi, il faut offrir des cours d'éducation sexuelle à
l'école dès le primaire. Elle estime que les jeunes seront mieux
outillés face aux pressions qu'ils pourraient subir, particulièrement
à l'adolescence.

L'hypersexualisation dans l'environnement des jeunes doit également
être pris en compte, explique pour sa part Rosa Pires du Regroupement
québécois des Centres d'aide et de lutte contre les agressions à
caractère sexuel. À défaut d'un cours contrôlé en milieu scolaire,
trop de jeunes font leur éducation sexuelle à partir d'Internet et des
magazines, fait-elle remarquer.

Les responsables de cette coalition indiquent que leur démarche
obtiendra l'appui des participantes de la prochaine Marche mondiale
des femmes au Québec, le 14 octobre prochain. Ils en feront une de
leurs revendications.
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Pubères de plus en plus jeunes


Les fillettes entrent dans leur puberté de plus en plus tôt, confirme une
vaste étude menée auprès de 1239 jeunes américaines.
La proportion de filles dont les seins se développent à partir de l'âge de
7-8 ans est supérieure à celle signalée dans les précédents travaux menés
sur le phénomène depuis 30 ans, note le Dr Frank Biro, du Cincinnati
Children's Hospital Medical Center.
Pourcentage des filles américaines qui commencent leur puberté aux âges de 7
et 8 ans, selon la race :
Blanches : 10,4 % - 18,3 %
Hispaniques : 14,9 % - 30,9 %
Noires : 23,4 % - 42,9 %
L'obésité
Les chercheurs pensent que l'augmentation du taux d'obésité chez les enfants
serait la principale cause du changement observé, puisque le gras corporel
stimulerait la production d'une hormone, la leptine, nécessaire à la
puberté.
Le nombre d'obèses (11 % des filles âgées de 6 à 11 ans aux États-Unis) a
doublé depuis les années 1960, décennie pendant laquelle ce phénomène est
apparu.
Les auteurs notent également qu'une puberté précoce est souvent associée à
une tension artérielle élevée et à un taux de sucre trop élevé, des
symptômes qui sont fréquemment liés au diabète.
Certains stimulateurs d'oestrogène contenus dans des produits chimiques,
notamment le maquillage ou encore le vernis à ongles, pourraient aussi
contribuer à l'apparition précoce de la puberté.
D'autres facteurs pourraient aussi intervenir, comme une grande consommation
de viande ou de laitages et l'augmentation de la consommation d'hormones.
Certains chercheurs pensent que le bombardement d'images à caractère sexuel
diffusées à la télévision peut aussi stimuler certains développements
précoces.
Le détail de cette étude est publié dans la revue Pediatrics.
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Grossesses précoces : plus de risques de prématurité (Avec commentaire de Raël)


Commentaire de Raël



Une analyse totalement orientée « politiquement correcte » et conformiste. Les faits, et l'auteur de l'article [en anglais] en parle brièvement (bien trop brièvement !), c'est que ces mères adolescentes venaient de quartiers pauvres et avaient une alimentation pauvre, avec, comme il est dit dans l'article [en anglais] : «un risque lié à de nombreux facteurs de complication tels qu’une plus grande privation sociale et moins de soins prénataux »... Mais le message d'ensemble et le titre de l'article [en anglais et en français], c'est que « les mères adolescentes ont plus de chances de donner naissance à des bébés prématurés ». Et c'est totalement faux ! Si l’on avait fait une recherche parmi des mères adultes venant des mêmes quartiers pauvres, le nombre de bébés prématurés aurait été encore plus grand car l'âge diminue la force biologique.

Au contraire, des mères adolescentes avec une alimentation et un environnement convenables donnent naissance à des bébés en bien meilleure santé et plus intelligents. Nous ne devons jamais oublier que, depuis le début de l'Humanité, 90 % de nos ancêtres avaient des bébés aussitôt après la puberté, c'est-à-dire entre 12 et 15 ans. C'était ainsi que cela se passait (et se passe encore dans de nombreux pays africains et arabes), jusqu'à ce que le poison catholique fasse infuser dans la société la culpabilité au sujet du plaisir et du sexe, et, peu à peu, fasse élever jusqu'à 21 ans l'âge politiquement correct pour le sexe et le mariage... Si vous voulez avoir un bébé, ayez-le aussi jeune que possible ! Mais comme il y en a de trop sur la terre, le mieux est de ne pas avoir de bébé et d'utiliser des préservatifs... un moyen contraceptif qui est aussi condamné par cette damnée église catholique... et que l'on devrait distribuer gratuitement dans toutes les écoles, sans aucune limite d'âge, et avec des leçons pour apprendre aux enfants comment bien s'en servir.

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Selon une étude irlandaise, les mères adolescentes auraient plus de risques que les autres de donner naissance à un bébé prématuré et de faible poids.

Selon une étude réalisée par des chercheurs de l'University College Cork, en Irlande, et publiée dans le journal BMC Pregnancy and Childbirth, les mères adolescentes auraient davantage de risques que les autres de donner naissance à des bébés prématurés et de faible poids.

Selon les scientifiques, qui ont suivi plus de 55.000 naissances, ces grossesses précoces pourraient s'expliquer par leur "immaturité biologique" et le manque de suivi médical au cours des neuf mois de grossesse. En effet, la majorité des jeunes filles n'auraient pas effectué les diagnostics prénataux indispensables au bon déroulement de l'accouchement, la plupart d'entre elles ayant appris leur grossesse tardivement.

L'étude montre également qu'un quart des mères adolescentes sont de nouveau enceintes avant l'âge de 20 ans. Ces dernières auraient alors 93% de risques que leur bébé naisse prématurément. Pour limiter les grossesses précoces, les médecins recommandent l'utilisation d'un moyen de contraception, notamment après le premier enfant. Ils réclament également plus de prévention en matière de santé et d'éducation sexuelle.
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Le foetus insensible avant 6 mois


Le foetus humain ne peut pas ressentir la douleur avant l'âge de 24
semaines, rapporte une étude du Royal College of Obstetricians and
Gynaecologists du Royaume-Uni, rendue publique vendredi.
Selon les experts, les terminaisons nerveuses du foetus ne sont pas
suffisamment formées à ce stade pour permettre d'envoyer un signal au cortex
cérébral et créer la sensation de douleur. Il reste à déterminer à quel
moment passé les 24 semaines ces connexions s'établissent.
Les médecins ajoutent qu'il existe des preuves de plus en plus évidentes
que, même après 24 semaines, le foetus est dans un état d'inconscience ou de
sommeil continu.
Entre autres, la molécule adénosine, contenue dans le liquide amniotique qui
entoure le foetus, atténue l'activité neuronale.
Le rapport conclut également qu'il n'est pas nécessaire d'administrer des
anesthésiants dans les cas de chirurgie au foetus ayant lieu dans les 24
premières semaines de la grossesse.
L'étude, qui avait été demandée par le gouvernement britannique, constitue
un revers pour les groupes antiavortement qui veulent obtenir une réduction
du délai légal d'interruption de grossesse. Celui-ci est actuellement de 24
semaines au Royaume-Uni. Au Canada, l'avortement passé ce délai est légal,
mais il n'est généralement pas pratiqué.
L'État du Nebraska, aux États-Unis, a adopté une loi en avril qui interdit
la plupart des avortements après 20 semaines de grossesse. La loi se fonde
sur le fait que le foetus pourrait ressentir de la douleur.
Radio-Canada.ca avec Associated Press et New Scientist

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